Le mot du Président

L’objet de l’Entreprise étant d’avoir des clients qui , directement ou au bout de la chaine de création de valeurs, sont toujours des consommateurs,    l’entrepreneur et ses équipes ont pour mission finale de satisfaire les désirs des citoyens des pays auxquels sont destinés les produits ou les services qu’ils vendent.

Que ces produits soient de bonnes ou quelquefois de douteuses qualités, malgré leur image (la tricherie Volkswagen laissera sa marque indélébile dans l’esprit des consommateurs du monde entier), qu’ils soient en rupture d’innovation technologique, issus d’innovation incrémentales, ou tout simplement banals mais toujours considérés comme indispensables sinon nécessaires, et même pour certains « inutiles » mais bien promus par une intelligente publicité dont le but est de faire saliver une population influençable (nous tous !), ils décrivent une part de l’histoire du monde, celle de notre époque.

Et ils laisseront leurs empreintes dans notre environnement local et/ou international.

Une empreinte créée par chaque Entreprise qui les aura façonnés.

Nous, entrepreneurs, sommes tous responsables de l’empreinte que nous laissons par nos produits et nos actions sur notre environnement terrestre, humain d’abord dans l’immédiat, celui de notre « prochain », qui est d’ailleurs … actuel, puis plus durable sur la nature que nous laisserons à nos successeurs, afin qu’ils puissent eux même prendre en charge cette responsabilité vis-à-vis de leurs propres descendants.

C’est le cercle vertueux du développement durable.

Mais, pour qu’il soit vertueux, ce processus se doit d’être considéré comme une responsabilité obligatoire de tout entrepreneur, que nous entendons depuis quelques années nommer la RSE, la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise, qui est à la fois économique et sociale (par la Volonté et des actions constructives de croissance, sinon de pérennité, par l’innovation dans tous les domaines, ainsi créatrice d’emplois), mais aussi environnementale.

Cette responsabilité environnementale doit avoir pour but non seulement de ne pas polluer l’intérieur et l’extérieur de nos établissements afin de garder en bonne santé physique et psychique notre prochain, actuel et futur, collaborateurs, clients, fournisseurs, et aussi tous  « les autres », mais aussi de tout faire pour conquérir et conserver une réputation d’éthique sociale, sans laquelle très rapidement nous perdrons nos clients, car le consommateur final se détournera de plus en plus de fournisseurs « montrés du doigt » pour comportement inacceptable  dans ce domaine.

Cette responsabilité sociétale, cette volonté de citoyenneté, quand elle est développée dans une quelconque de nos entreprises, n’est pas porteuse de coûts supplémentaires, mais est, bien au contraire, créatrice d’économies importantes : les économies d’énergie, les diminutions et le recyclage des déchets à quantités produites égales, toutes les actions issues d’une production « au plus juste », sont porteuses de meilleure compétitivité, issue aussi de la compétence de collaborateurs dont l’efficacité est décuplée grâce à une toujours meilleure santé physique et psychique conséquence d’un  toujours « meilleur être » au travail.

L’entrepreneur est un citoyen pour le propre bien de son entreprise.

Le Mouvement des Entreprise du Val d’Oise, le Mevo,  formé d’entreprises adhérentes toutes convaincues de l’incontournable intérêt pour le présent et le futur de cette volonté de Responsabilité sociétale, est,  par toutes ses actions, dans tous ses programmes, décrits en détail dans cette brochure, en collaboration avec toutes les institutions  territoriales que nous remercions, depuis de longues années promoteur de cet esprit citoyen.

Etre adhérent du Mevo, c’est être porteur de ces valeurs créatrices de climat économique, social et environnemental dont nous devons tous être fiers.
C’est un avantage concurrentiel … qui concourt au bien être de notre environnement citoyen mondial.



Michel JONQUERES